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Quand le patrimoine élargit durablement la carte touristique d’une région


Du monument au territoire : changer de perspective

En France, les grandes destinations touristiques se sont historiquement construites autour d’un imaginaire dominant :la ville, le monument, le vin, le paysage.

Ce modèle a produit des pôles puissants, visibles, efficaces.Mais il a aussi contribué à une forte concentration de l’attractivité, laissant parfois en marge des territoires pourtant riches d’histoire, de savoir-faire et de patrimoine naturel.

La question n’est donc plus seulement de renforcer ce qui fonctionne déjà,mais d’imaginer comment le tourisme patrimonial culturel peut élargir durablement la carte touristique,en créant de nouveaux équilibres géographiques, culturels et économiques.


Il ne s’agit plus seulement de visiter des lieux,mais de faire l’expérience d’un patrimoine vivant, ancré dans des territoires, des paysages, des gestes et des savoir-faire.


Bourgogne-Franche-Comté : un axe à rééquilibrer

En Bourgogne-Franche-Comté, l’attractivité touristique est historiquement très structurée à l’est :Dijon, la route des vins,Besançon et son héritage Vauban.

À l’ouest de la région, d’autres dynamiques se sont toutefois affirmées, en proposant une lecture différente de l’Histoire :Guédelon, avec l’expérimentation vivante du chantier médiéval,Bibracte, par la valorisation scientifique et culturelle d’un grand site historique européen.


Ces lieux ont démontré qu’un patrimoine incarné, pédagogique et expérientiel pouvait devenir un puissant moteur d’attractivité, en s’adressant à des publics variés, français comme internationaux.


La Flèche & La Forêt Notre-Dame : un projet de convergence

À Pougues-les-Eaux, dans la Nièvre, La Flèche & La Forêt Notre-Dame, portée par l’association Restaurons Notre-Dame, s’inscrit dans cette même logique, tout en changeant d’échelle.


Adossé au massif des Bertranges — la plus grande chênaie de France —, le site propose :

  • la reconstruction à l’identique de la flèche de Viollet-le-Duc,

  • un chantier de charpentes médiévales ouvert au public,

  • un espace dédié à la valorisation du patrimoine forestier et naturel,

  • un centre d’interprétation consacré à Notre-Dame et aux métiers de la construction patrimoniale.


Le projet relie ainsi monument, forêt, geste et transmission, en donnant à voir, à comprendre et à expérimenter les savoir-faire qui ont façonné Notre-Dame et, plus largement, le patrimoine bâti français.

Un positionnement territorial unique

La singularité du site tient aussi à sa géographie.


La Flèche & La Forêt Notre-Dame se situe dans une zone de convergence impliquant :

  • trois grandes régions : Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Auvergne-Rhône-Alpes,

  • trois départements directement connectés : la Nièvre, le Cher (séparé par la Loire) et l’Allier.


Cette position est renforcée par une accessibilité exceptionnelle :


  1. liaison directe avec Paris, à environ deux heures de la porte d’Italie, par l’autoroute de l’Arbre,

  2. connexion à l’axe est–ouest via l’autoroute La Bourbonnaise,

  3. inscription dans un axe nord–sud structurant, avec une liaison vers Lyon appelée à se renforcer.


Dans un rayon de deux heures, près de 10 millions d’habitants sont directement concernés par cette offre patrimoniale nouvelle.


Vers une nouvelle lecture de l’offre touristique

À terme, l’offre touristique régionale pourra se lire comme un ensemble cohérent, associant :

  • patrimoine viticole et gastronomique,

  • patrimoine urbain et monumental,

  • patrimoine archéologique et médiéval,

  • patrimoine naturel et forestier,

  • savoir-faire et gestes de bâtisseurs.


Lorsque ces dimensions se répondent, le patrimoine ne se contente plus d’être conservé ou montré.Il devient un outil d’aménagement du territoire, de transmission et de projection vers l’avenir.


Changer d’échelle, durablement

La Flèche & La Forêt Notre-Dame ne vise pas à créer un site isolé de plus.Elle s’inscrit dans une dynamique d’ensemble, au service des territoires, des savoir-faire et d’un patrimoine vivant.

Lorsque ces projets prennent place,ce n’est pas un lieu qui gagne en visibilité.C’est un territoire qui change d’échelle et de trajectoire.



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